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Projet Savoir

ETRANGE HISTOIRE. La lettre de l'au-delà.

31 Août 2012 , Rédigé par Victor DEL REY Publié dans #Paranormal

1915. Nous sommes en pleine première guerre mondiale. La scène se passe aux frontières d’Egypte. C’est les armées Turques qui les occupent. Le capitaine Marchall qui commande cette poignée de français et il sait que la situation est désespérée. Ce n’est qu’une question d’heures et, une fois le soleil levé, l’ultime attaque ennemie aura lieu et aucun espoir d’avoir des secours car tous les messages qui ont tenté de passer sont retrouvés morts et leurs cadavres mutilés sont exposés à quelques centaines de mètres de leurs camarades.

Seule solution en cas de défaite ? Elle est facile à deviner. Les dernières cartouches sont distribuées.  Chacun des 35 soldats en met une de côté. La raison ? Ils le savent tous. Mieux vaut la mort que de tomber aux mains de ce qui les encerclent car, avant de tuer les blessés ou les prisonniers, l’ennemi mutile de façon odieuse et chacun des hommes qui occupe encore le petit fortin isolé ce soir la a déjà vu l’atroce spectacle de leurs camarades torturés avant d’être égorgés.

Même le capitaine Marchall a mis une balle de côté. En la faisant sauter dans sa main, il songe à l’étrange destinée qui va le faire mourir dans ce désert aride du Sinaï où justement son arrière grand père mourut un siècle plus tôt. Tout comme lui, il était capitaine au service de Bonaparte, lors de la fameuse campagne d’Egypte. Sa famille a encore le sabre d’honneur du capitaine Marchall mort à l’ennemi en 1798.

Quelle étrange destinée que celle de cet homme qui, 117 ans plus tard, se retrouve comme son ancêtre au même endroit face aux mêmes ennemis. Mais l’espoir n’est pas vraiment perdu. Il reste un verre d’eau et une vingtaine de cartouches par soldat. Le capitaine cherche une idée pour cacher ses hommes. A ce moment précis, son lieutenant survient, escortant un vieil Arabe enroulé dans son burnous …. avec une lettre pour le capitaine. Pour ce dernier, il trouve cela soupçonneux. Ce vieil homme n’a rien d’un émissaire ennemi car d’habitude ils sont plus jeunes et représentatifs.

Le vieillard s’approche de l’officier et demande à plusieurs reprises si il est bien le capitaine Marchall. Après avoir répondu oui, le vieil Arabe tombe à genoux et se prosterne. Marchall ne comprend rien à tout cela. L’homme lève vers le ciel un visage rayonnant de bonheur, tout en articulant des phrases incompréhensibles mais qui représentent des remerciements adressés au Très Haut. Puis l’arabe se redresse et tend à l’officier un papier plié d’une bien étrange façon. Il y a un nom griffonné dessus mais il est à peine l’encre est délavée : « Capitaine Marshall »

Cette lettre lui ai bien destinée. Tandis qu’il déplie le papier en se posant des centaines de questions sur l’identité de ce correspondant mystérieux, le vieil homme lui dit que son père aurait été heureux de lui remettre lui-même mais ce fut à lui de faire cette tâche.

Une fois que la lettre fut ouverte, le capitaine Marchall peine à lire l’écriture qui est bâclée et presque illisible. Mais il réussit à déchiffrer les trois premiers mots « Mon cher Marchall…. ». Donc quelqu’un le connait personnellement. La suite du texte dit « Immédiatement après réception de cet ordre… » mais les mots qui suivent sont plus difficile à lire mais cela vient de toute évidence d’un supérieur. « …. Que je vous envoie par un jeune indigène…. ». Marchall arrête sa lecture et regarde l’Arabe avec méfiance.

Qui peut lui adresser cette lettre sachant qu’il n’y aucun corps de troupe à 20 km à la ronde et personne ne sait qu’il est assiégé de toutes parts depuis trois jours. Quant au jeune messager, ce n’est qu’un vieillard. Marchall regarde le bas de la lettre et il n’en croit pas ses yeux. Serait-ce un canular ? Une aberration ? Car la lettre est signée de …. Bonaparte. Il s’y reprit à cinq fois pour lire la signature pour arrive d’un état d’hébétude à une émotion naissante….

Bonaparte en personne ! A côté de ce nom, une date dont le mois est illisible : 1798. L’année de la campagne d’Egypte. Marchall lui demanda qui lui avait donné cette lettre. Le plus naturellement possible, l’Arabe lui répondit que c’était le général Bonaparte qui lui a donné à son père et son père en mourant lui a chargé de lui remettre en main propre.

Pressé de question, le vieil homme raconte l’histoire incroyable mais vraie, sur le fait qu’en cette année 1915, il lui remet cette lettre confiée plus d’un siècle plus tôt.

En 1798, Bonaparte, alors en pleine campagne d’Egypte, l’adresse à l’un des ses officiers, le capitaine Marchall. Il la confie à l’un des Arabes récemment ralliés à sa cause, le cheikh Maluk, 22 ans. Malheureusement, il arrive trop tard et ne trouve pas le destinataire. Frappé sans doute par le magnétisme qui émanait du futur empereur, il a peur de retourner vers lui pour lui dire qu’il n’a pas accompli sa mission. Toute sa vie, il n’aura qu’un but : remettre sa lettre au capitaine Marchall.

En 1874, alors qu’il avait 98 ans, il fit promettre à son fils qui en avait 48, de remplir sa mission avant de mourir. Pendant 41 ans, Maluk, fils du cheikh allié de Napoléon, viendra frapper à la porte pour se décharger de la mission que lui avait confiée son père. Serait-ce un hasard des lois de la destinée que ce vieillard de 89 ans réussit à remettre en main propre au petit fils du capitaine Marchall, qui fut capitaine lui-même ?

Quoiqu’il en soit, la mission fut accomplie après plus d’un siècle. Lettre remise en main propre, un jour de 1915, dans le désert du Sinaï, à un homme qui, avec 35 autres soldats, attendent la mort avec courage.

Mais le plus étonnant de cette histoire arrive à ce moment. Le capitaine Marchall reprend avec difficulté la lecture du message :

« Mon cher Marchall ; immédiatement après réception de cet ordre, que je vous envoie par un jeune indigène, vous déterrerez les provisions et les munitions enterrées sous le fort. Après avoir pris ce dont vous aurez besoin, détruisez l'excédent et retirez-vous en direction de la frontière égyptienne. Des trois routes qui existent, ne prenez aucune des routes côtières. Marchez sur la route centrale en descendant droit à travers le désert. Conservez comme la prunelle de vos yeux la carte ci-jointe, qui indique l'emplacement des points d'eau. Signé : Napoléon Bonaparte »

Devant un tel signe du destin, comment douter de sa bonne étoile ? Marchall fit creuser aussitôt la cour du fort et découvre vivres et munitions. Ce ne sont pas celles déposées par Bonaparte, mais par les Allemands et les Turcs, juste avant l’avance des alliés. Mais peu importe : ce sont des vivres et des munitions. Il décide par la suite d’utiliser le plan joint à la lettre et de tenter son va-tout. Il peut être encore utilisable car, dans le désert, les choses évoluent si lentement.

Profitant que le jour n’est pas encore levé, les 36 hommes empruntent dans le plus grand silence un sentier à travers les rochers qui va les conduire sur l’ancienne route désignée par Bonaparte. Grâce au plan, ils vont retrouver les points d’eau qui leur permettront de progresser dans le désert et de retrouver les troupes alliées. Au moment de quitter le fort, le capitaine Marchall embrasse le vieillard tout  ému lui-même d’avoir pu accomplir la mission dont son père l’avait chargé.

Le vieillard finit par dire qu’avec la lettre, son père lui donna deux pièces d’or. C’est le prix du service rendu selon lui. Il lui dit aussi de les dépenser uniquement que s’il remplit la mission dont lui a chargé le grand pacificateur. Comme la mission fut rempli, il a l’intention de les donner à son petit-fils qui veut faire des études à Paris et il espère qu’un jour, le capitaine ira lui rendre visite.

L’histoire ne dit pas si l’arrière petit fils du cheikh Maluk a rendu visite à l’arrière petit fils du capitaine Marchall. Il serait étonnant de penser qu’aujourd’hui, en 2012, un homme puisse dire : « C'est grâce à une lettre de Bonaparte que mon arrière grand-père a pu, en 1915, se replier sans dommage dans le désert...Car la piste était sûre, et les points d'eau toujours là ». On peut dire que Napoléon était un bon stratège quoiqu’on en pense…

 

Référence : le site les étranges histoires

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